Art et Zero Waste : ça matche ?

Je reviens avec un nouvel article sur mon voyage à San Francisco, la ville la plus zéro déchet du monde !

J’ai adoré San Francisco, c’est vraiment une ville incroyable ! À la fois très cosmopolite (80% de sa population est d’origine étrangère), située au bord de la mer ET près des vignobles (quoi de mieux ?). San Francisco est aussi une ville avant-gardiste dans les mouvements alternatifs (hippie, ou la lutte des Amérindiens pour des meilleures conditions de vie).

Ce n’est donc pas vraiment étonnant que San Francisco, très écolo, se soit donné pour objectif de devenir zéro déchet à 80% d’ici 2020 !

Depuis que j’ai appris que j’allais habiter aux États-Unis, je voulais absolument visiter cette ville. En septembre, j’ai donc réservé mes billets pour le pont de janvier (ici, le 21 janvier est férié en l’honneur de Martin Luther King). Là où les touristes visitent Alcatraz, le Golden Gate,… Mon but ultime était de découvrir Recology, le centre de tri que j’avais découvert dans le film Demain de Mélanie Laurent et Cyril Dion.

Recology possède un « Art Program » qu’il est possible de visiter une fois par mois. Ce programme permet à 6 artistes par an d’être soutenus matériellement. En échange, ils s’engagent à utiliser des matériaux de seconde main dans les diverses expositions, ateliers et visites organisés durant l’année.

A priori, je trouvais un peu contraignant pour l’artiste de n’utiliser ce type de matériaux”. Je me disais que ça pouvait limiter l’artiste dans sa création. Mais en fait, ce n’est pas du tout le cas (enfin du moins pour ces artistes) ! Comme me l’a expliqué le guide : « Tout ce que recherche l’artiste ici, on l’a en deux trois exemplaires ». Au vu des œuvres qu’ils ont créées, j’ai moi-même été inspirée, ce qui en dit long.

Ci dessus, quelques photos des differentes expositions menées par les artistes : de haut en bas, gauche à droite: Amy Wilson Faville, Jenny Odell, Stephanie Syjuco, Zachary Royer Scholz

Ce qui m’a vraiment intéressée à travers cette visite du centre, c’est le lien entre l’art et l’écologie. Beaucoup d’œuvres dénoncent le consumérisme, le réchauffement climatique, etc. Mais le plus souvent, le procédé de création n’est pas en lui-même durable. Les matériaux utilisés sont souvent bourrés de composés chimiques : c’est par exemple le cas de la peinture ou des composants utilisés en photographie. De plus, beaucoup sont peu recyclables.

Photo de l’artiste Antoine Repesse pour sensibiliser au fléau du suremballage

J’ai toujours pensé que l’art avait une place particulière dans le milieu du zéro déchet, que ce n’était pas possible ou très difficilement possible de créer une œuvre artistique sans déchet. L’Art Program de Recology apporte une solution intéressante et montre que l’art peut se donner les moyens de limiter son empreinte carbone, tout en créant quelque chose de totalement nouveau.  Cette visite m’a vraiment inspirée et je me suis sentie réellement enrichie par les réflexions qui en ont découlé.

Je vous retrouve bientôt pour un nouvel article !

See y’all

Nono

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